Audiences internationales

Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

Créée en 1994, l’Organisation des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD) est le seul accord international juridiquement contraignant liant environnement et développement à la gestion durable des terres. La Convention traite spécifiquement des zones arides, semi-arides et subhumides sèches, appelées zones arides, où se trouvent certains des écosystèmes et des populations les plus vulnérables. La convention est dotée de plusieurs organes dont le Comité de la Science et la Technologie (CST) et l’Interface science-politique (SPI). Le SPI promeut le dialogue entre scientifiques et décideurs sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DLDD). Le mandat du SPI est de fournir des orientations thématiques au CST sur les connaissances requises pour la mise en œuvre de la Convention. La composition du SPI est conçue pour fournir une perspective scientifique indépendante de l’ensemble des disciplines pertinentes à la Convention, en tenant compte des questions régionales et mondiales et des considérations de politique générale. Le SPI comprend donc :

  • 10 scientifiques indépendants sélectionnés au niveau mondial,
  • 5 scientifiques indépendants nommés au niveau régional
  • 5 membres élus du Bureau du CST (décideurs politiques)
  • 5 membres « observateurs » représentants d’organisations de la société civile.

Mon mandat (cours au SPI) se décline en deux volets :

  • Vice-président du CST (candidature proposée la France et élection au niveau du groupe “Western European and Others Group (WEOG)[1]” de 2015 (COP 12, UNCCD) à 2017 (COP 13, UNCCD)
  • Extension de mon mandat en tant que « scientifique indépendant » de 2017 à 2019 (https://knowledge.unccd.int/science-policy-interface)

Au cours de ces deux mandats j’ai été en charge :

2015-2017

  • Objective 1: Highlight the science-based synergistic potential of sustainable land management (SLM) practices to address DLDD, climate change mitigation and adaptation
    • Co-leader Objective 1.b Foster and facilitate the adoption of SLM practices which address DLDD while enhancing climate change adaptation
  • Objective 4: Initiate and coordinate interactions between the United Nations Convention to Combat Desertification and the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)
    • Co-leader of this activity

2017-2019

Objective 1. Provide refined guidance for implementation of land degradation neutrality (LDN).

  • Co-leader Objective 1.2. Provide science-based evidence on the potential contribution of LDN to enhancing the well-being and livelihoods as well as the environmental conditions of people affected by desertification/land degradation and drought.

Coordination activities

  • Co-leader of the “Follow-up on current collaboration, and explore future means and topics for collaboration with ITPS- FAO”

[1] WEOG is one of five unofficial Regional Groups in the United Nations that act as voting blocs and negotiation forums (UNCCD)

4P1000: des sols pour la sécurité alimentaire et le climat

La 24ième conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP234), qui vient de s’achever à Katowice (Pologne), a rappelé l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour contenir l’augmentation de la température en dessous des deux degrés d’ici à 2100. Aujourd’hui, on constate en effet que le déficit entre ces indispensables réductions et le seuil à ne pas dépasser pour contenir cette augmentation de la température s’est accru. Comme le souligne la récente tribune signée par 15 000 scientifiques dans la revue BioScience, le temps presse !

Les sols, pièges à CO2

Cette action urgente passe notamment par le « piégeage » biologique du CO2 de l’atmosphère. C’est dans ce sens que l’initiative « 4 pour 1 000 » a été lancée fin 2015 à l’occasion de la COP21. Que propose cette initiative ? Injecter biologiquement et naturellement du CO2 atmosphérique dans tous les sols de la planète, favorisant ainsi la croissance des arbres, des cultures et le recyclage des résidus organiques (fumier, compost, résidus de culture…). La quantité de carbone organique stocké dans les sols (c’est-à-dire jusqu’à 30 centimètres de profondeur) est en effet plus importante que la quantité de CO2 de l’atmosphère. Des évolutions modestes de ce « réservoir » peuvent permettre d’agir sur le cycle mondial du CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre (GES) responsable du réchauffement climatique. L’initiative « 4 pour 1 000 » propose ainsi un accroissement annuel de ce réservoir du carbone organique des sols de 0,4 % (4 pour 1 000) ; ceci permettrait de compenser l’augmentation annuelle de nos émissions de CO2 vers l’atmosphère.

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Je suis référent scientifique pour l’IRD dans cette initiative

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