Dégradation des terres, désertification

La dégradation des terres est un phénomène complexe qui implique généralement la perte totale ou partielle de la productivité, de la couverture végétale, des sols, de la biodiversité et une diminution des services écosystémiques et de la résilience de l’écosystème face aux perturbations et stress environnementaux. On estime que 70% des écosystèmes terrestres (hors terres gelées) ont été transformés de leur état naturel, et que 1 hectare sur 5 s’est dégradé au point de ne plus pouvoir remplir l’usage prévu, touchant 3,2 millions de personnes.

La récente crise mondiale de la COVID-19 est un élément supplémentaire illustrant l’importance des terres. En effet la dégradation des terres est l’un des facteurs d’émergence des zoonoses.

Lutter contre la dégradation des terres, restaurer les terres dégradées sont des leviers majeurs de la lutte contre les changements climatiques (voir le numéro spécial « Land and Climate » de l’IPCC), contre la perte de la biodiversité (voir rapport IPBES « Land Degradation Report Assessment »), et un volet important de la décennie de la Restauration des Ecosystèmes (programme des Nations Unies pour l’Environnement). La dégradation neutre des terres est l’une des cibles de l’Objectif 15 de l’agenda 2030 du Développement Durable.

Expert scientifique de l’Interface Science Politique de la CNULCD

Présidence du Comité Scientifique Français de lutte contre la Désertification